Centre de recherche Discontinuités
Actualités / Current activities

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Programme des manifestations 2019/2020

 

[Arras] 08/11 : journée d’étude « Les discontinuités socio-environnementales. Réflexions disciplinaires et enjeux territoriaux à travers le prisme d'expériences de terrain » Programme
org. : F. Roussel

 

Les Doctorales de l’Association des Sciences Régionales De Langue Française (ASRDLF) sont organisées à l’Université d’Artois du 26 au 28 février 2020 par le laboratoire Discontinuités avec le soutien du GIS Institut des Frontières et Discontinuités, la participation de la Chaire Jean Monnet de Bernard Reitel pour une session spéciale concernant la coopération transfrontalière en Europe, et l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO).

D’année en année, les Doctorales de l’ASRDLF sont devenues un rendez-vous incontournable pour les jeunes chercheurs en sciences régionales (économie, géographie, aménagement, sociologie, histoire, etc.)

Programme : https://doc-asrdlf-2020.sciencesconf.org/resource/page/id/6

Date limite des inscriptions et propositions : le 10 décembre 2019

Pour information, la participation est gratuite pour les doctorants.

 

Soutenances 2019/2020

2019 soutenance cl
Point green

HDR : Corinne Luxembourg - vendredi 6 décembre à 9h30, salle de colloque de la maison de la recherche de l'Université d'Artois.

Titre du dossier : Habiter aux intersections.

Résumé   :   Habiter   aux   intersections   propose   une   démarche   fondée   de   production   scientifique reposant sur une responsabilité quant au terrain et aux publics de restitution de  la  recherche.  C’est  à  partir  de  ce  point  de  vue  situé  qu’est  proposée  une  lecture géographique  de  l’intersectionnalité,  en  ajoutant  aux  régimes  politiques  classiquement mobilisés (racialisation, classe, genre) celui des territoires. Ainsi cette réflexion s’inscrit dans le fil d’une recherche où la notion d’habiter est centrale.Habiter aux intersections propose aussi d’envisager des intersections méthodologiques et disciplinaires pour appréhender les rapports entre les corps, le genre et l’espace. Sont alors mobilisés  principalement  un  champ  des  arts  du  spectacle,  à  la  fois  comme  ressources  méthodologique mais également comme médiation scientifique. Ce qui s’articule comme une mise en œuvre de la démarche fondée qui ouvre ce mémoire est éprouvée dans la conduite d’une recherche-action de 6 années. Sans en être le récit exhaustif, ce texte rend compte d’un travail mené avec des artistes et des personnes habitant la commune, où le processus de production de la recherche a pris autant d’importance que les résultats. Les perspectives proposées s’appuient donc sur ce cheminement méthodologique et théorique afin d’alimenter une réflexion globale intersectionnelle à propos d’une géographie du soin aux territoires

Jury composé de : Dominique CROZAT, Professeur, Université de Montpellier, rapporteur ; Claire HANCOCK, Professeure, Université Paris Créteil, rapportrice ; Anne-Peggy HELLEQUIN, Professeure, Université Paris Nanterre, présidente ; Antoine LE BLANC, Professeur, Université Littoral Côte d’Opale, garant ; Bernard REITEL, Professeur, Université d’Artois, rapporteur

Point green

Thèse : Camille Mortelette - mercredi 4 décembre 2019 à partir de 14H en salle C2.1.07.

Titre de la thèse : Reconversion d’anciens sites miniers en lieux culturels. Enjeux territoriaux et appropriation dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais .  

Le jury sera composé de : Simon EDELBLUTTE, Professeur à l’Université de Lorraine, rapporteur ; Edith FAGNONI, Professeure à l’Université de Paris Sorbonne, rapporteuse ; Jérôme LAGEISTE, Maître de Conférence à l’Université d’Artois, co-encadrant ; Fabienne LELOUP, Professeure à l’Université Catholique de Louvain, Belgique ; Françoise LUCCHINI, Professeure à l’Université de Rouen ; Bernard REITEL, Professeur à l’Université d’Artois, directeur
Résumé : Cette thèse a pour origine l’étonnement scientifique face à l’ouverture du musée du Louvre à Lens, précédée de l’inscription du Bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de « paysage culturel évolutif vivant » en 2012, dans un territoire postindustriel en crise aux représentations négatives persistantes. Elle a pour objet d’interroger les projets de reconversion d’anciens sites miniers par la culture et de mettre en regard les enjeux territoriaux identifiés par les acteurs locaux et l’appropriation habitante de ces projets. Pour ce faire, nous avons concentré notre étude sur quatre cas de reconversion envisagés comme complémentaires en raison de généalogies et de modes de faire urbanistiques (réhabilitation ou démolition-reconstruction) et culturels (démocratisation ou démocratie de la culture) divers : d’abord Culture Commune sur la base 11/19 de Loos-en-Gohelle (62), le Louvre Lens sur la fosse 9 de Lens (62), le Métaphone sur le site du 9/9bis de Oignies (62) et creative mine sur la fosse Arenberg de Wallers (59). Ce travail de recherche propose de considérer ce que la resémantisation des anciens sites miniers, soit leur changement de fonction, de forme et d’ambiance, implique en termes de renouvellement des territorialités et interroge les modalités des politiques culturelles dans le Bassin minier. L’étude nous invite alors à considérer ce territoire comme étant en tension entre passé et modernité, logiques locales et globales, dynamiques descendantes et ascendantes. Elle propose, enfin, une réflexion sur l’instrumentalisation par l’action publique de l’héritage minier comme marqueur identitaire et socle narratif pour la mise en récit du territoire qui s’oppose à la nécessité de donner des perspectives d’avenir à la population locale.