PRÉSENTATION

« L’espace vous intéresse? Faisons le craquer. » (S. Beckett, Le Monde et le Pantalon, 1945)

Le laboratoire de Géographie « Discontinuités » de l’Université d’Artois rassemble aujourd’hui 11 enseignants-chercheurs titulaires – 1 Professeur, 10 Maîtres de conférence dont une hdr – et 5 doctorants, et bénéficie de l’accompagnement de 3 BIATSS (ingénieurs).

Il est actuellement dirigé par Bernard Reitel. L’UR 2468 est rattachée à l’Ecole Doctorale SHS (ED 586), de l’Université Picardie Jules Verne (à partir du 1er septembre 2020).

 

Une approche réflexive et multidimensionnelle de la discontinuité

Depuis une dizaine d'années, les recherches des membres de l'équipe se sont progressivement recentrées sur le thème des discontinuités pour le construire principalement autour de deux dimensions plus ou moins reliées entre elles – politique et environnementale –, et dans une optique principalement encyclopédique et conceptuelle. Ce thème, les discontinuités, constitue aujourd’hui l’objet de recherche de l’équipe qui privilégie désormais une approche multidimensionnelle de celui-ci et propose de déployer son horizon réflexif, théorique et épistémologique à travers la multiplicité des champs de référence métathéorique représentés par les membres de l’équipe.

 

Penser géographiquement avec les discontinuités

Abordées dans la tradition géographique française de R. Brunet ou de J.-Ch. Gay notamment 1/ comme des formes de contact entre des structures/formes spatiales identifiées entre lesquelles elles font coupures ou coutures, et fonctionnent comme des opérateurs de la trans-scalérité, ou encore, selon J.-Ch. François, 2/ comme des expressions spatiales de crises systémiques (environnementales – on pense notamment aux risques et phénomènes catastrophiques dans les espaces littoraux –, et/ou sociétales), les discontinuités peuvent aussi être appréhendées 3/ comme des opérateurs spatiaux des processus de construction de mondes (ou de « géographies ») dans différents types de registre (matériels, pratiques, représentations, etc.).

Le projet scientifique de l’EA porte sur l’apport d’une réflexion sur et par les discontinuités à la géographie actuelle. Nous pensons que l’analyse des discontinuités qu’elles soient spatiales/territoriales ou dimensions de spatialités, prises ou non dans leur(s) dynamiques temporelles, est essentielle à la compréhension de processus majeurs de nos sociétés contemporaines – notamment à la compréhension de la quadruple tension local/mondial, mobilité/coprésence, fragmentation/cohésion et risque/sécurité – et, en regard de ceux-ci, à l’appréhension de la construction identitaire (individuelle et collective).

 

Des terrains d’étude variés

L’insertion de l’équipe dans un cadre géographique transfrontalier instaure le Bassin minier, et l’Eurométropole en terrains d’expérimentation privilégiés où les membres de l’équipe peuvent d’une part, croiser leurs différentes approches de la discontinuité, et d’autre part, approfondir leurs collaborations avec les acteurs du territoire et de la recherche.

Leurs travaux ont, par ailleurs, amené les membres de l’équipe à conduire des recherches dans des régions du monde variées – notamment en France (dont la Guyane), en Europe du Nord et de l’Ouest, au Maroc, en Afrique sub-saharienne, en Amérique latine (Brésil).