Centre de recherche Discontinuités
Formation / Master programs

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MASTER DiTeC : Discontinuités, territorialités, culture

Le Master « Géographie » DiTeC est une formation proposée par les départements de géographie des universités de la COMUE Lille – Nord de France, qui valorise la spécialisation du laboratoire Discontinuités dans le domaine de l’approche multidimensionnelle des discontinuités et ses collaborations scientifiques avec les équipes de recherche régionales (EA4477 – TVES Lille1 et Ulco, EAEA – Calhiste Uchc). Le Master propose un parcours orienté vers la recherche fondamentale et appliquée en géographie, organisé autour des trois thématiques principales suivantes : discontinuités, territorialités, culture. DiTeC est le seul Master d’orientation recherche de la région Nord-Pas-de-Calais.

Il s’adresse aux étudiant.e.s qui veulent se former à la recherche en géographie et qui s’intéressent à l’étude approfondie des discontinuités spatiales et spatio-temporelles dans leur multidimensionnalité. Abordée à différentes échelles, la thématique des discontinuités est étroitement associée aux rapports des sociétés avec leur territoire et articulée à la question des territorialités. La culture, enfin, exprime l’approche culturelle privilégiée et, l’inscription de la formation dans une géographie contemporaine et un horizon interdisciplinaire et international.

La formation se caractérise aussi par la volonté d’impliquer les étudiant.e.s dans les activités de recherche et la vie scientifique des laboratoires partenaires, notamment dans les programmes de Visiting professor étrangers (à travers son programme Topics in Geography), de colloques et de Journées d’étude, de Journées doctorales de l’AARL, etc.

EC impliqués dans la formation : S. Coupleux, L. Gagnol, J. Lageiste, V. Morel, B. Reitel, A. Volvey.

Membres du bureau de direction : A. Volvey (responsable UA) et B. Reitel, Professeurs de Géographie

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MASTER DTAE : Développement Territorial, Aménagement, Environnement

Mention : Gestion des collectivités et développement local

L’objectif du Master ‘Développement des Territoires, Aménagement, Environnement’, appuyée sur plusieurs disciplines, la géographie,  l’économie et la gestion (théoriques et pratiques), est de préparer des étudiants à exercer une fonction d’encadrement dans le domaine du développement territorial en prenant en compte les différentes facettes de ce dernier (économique, sociale, culturelle, environnementale) tout en intégrant les enjeux inhérents à toute forme de développement (inégalités sociales, risques, questions identitaires, conflits d’usage, etc.).

La mise en synergie de ces deux formations repose sur le fait que la notion de développement doit être considérée comme une action qui mobilise différentes dimensions. L’approche économique est absolument fondamentale, mais elle n’est pas suffisante pour saisir les territoires dans toutes leurs complexités et inscrire leur développement dans la durée. La prise en compte d’une approche spatiale et territoriale oblige à intégrer d’autres dimensions, temporelle, sociale, identitaire, notamment. C’est bien d’une démarche de développement durable dont il est question ici. Cependant, il convient à la fois d’avoir un regard critique sur cette démarche et de prendre en compte d’autres aspects du développement, comme le développement par la culture par exemple. La double approche thématique permet aux étudiants d’intégrer plusieurs angles d’approches pour proposer une politique de développement territorial. Dans un monde en crise, aux perspectives incertaines, le métier de développeur reste essentiel. Il s’agit de montrer que les approches de développement prennent en compte des dimensions contradictoires et obligent à des choix.

Une nouvelle maquette de cours initiée à la rentrée 2015 a été proposée aux étudiants. L’architecture de cette maquette est construite en vue de concilier deux démarches qui se veulent complémentaires : une inductive, l’autre déductive.

La démarche inductive consiste à mettre les étudiants en situation et à les préparer à la réalisation de projets. Cette démarche se décline sous la forme d’un stage d’intégration en début de semestre 1 et de la réalisation d’un projet de territoire ou d’aménagement dans le cadre d’ateliers-projet.

Un stage d’intégration est organisé pendant 3 jours en début de M1: les étudiants doivent répondre dans un temps contraint à des problématiques précises émanant d’une collectivité territoriale ou d’une organisation territoriale. Ils sont confrontés aux réalités d’un terrain avec lequel il s’agit de se familiariser rapidement. Cette démarche expérimentée pour la première fois en octobre 2012 dans le Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut s’est révélée très formatrice pour les étudiants. Ces derniers ont été répartis en plusieurs groupes d’étudiants dont chacun a en charge un thème spécifique. Chaque groupe de 4-5 étudiants est constitué par les enseignants qui encadrent le stage (un économiste, un géographe) en évitant un regroupement par affinité. L’objectif est de valoriser la complémentarité des différences (formations, origines géographique, genre).

L’idée d’atelier-projet inclus dans la nouvelle maquette est de faire travailler les étudiants sur un projet encadré par des enseignants universitaires au semestre 1 et sur un projet avec un acteur territorialisé (collectivité territoriale) afin de faire travailler les étudiants en petits groupes. Cette démarche proposée sur deux semestres devrait permettre aux étudiants de se familiariser avec le montage de projet.

L’objectif de ces travaux est qu’un petit groupe d’enseignants et de professionnels encadre les étudiants selon une logique réflexive : mises au point régulières, questionnements, interactions. Par ailleurs, des enseignements méthodologiques spécifiques sont destinés à fournir aux étudiants quelques clés pour réaliser leurs projets (anthropologie du projet et du développement, conception, gestion, communication, etc.). Le travail collectif en équipes pluridisciplinaires est systématiquement encouragé en M1.

Le renforcement des relations avec le monde professionnel est donc valorisé et encouragé. Il se fait à travers les stages (12 semaines en M1; 16 semaines en M2), l’intégration de professionnels dans les enseignements, mais également par les relations formelles et informelles. Des partenariats sont en cours d’élaboration avec des acteurs territoriaux.

Parallèlement, une démarche déductive est proposée. Elle consiste à donner aux étudiants des cours basés sur des approches conceptuelles et théoriques. L’objectif est de dresser un panorama le plus large possible des caractéristiques du développement. La démarche est progressive et se décline sur 3 semestres. Au premier semestre sont évoqués les cadres fondamentaux en croisant des interventions d’enseignants en géographie et en économie (politique économique régionale, mondialisation et développement territorial). Au second semestre sont abordés des questionnements généraux par rapport au développement territorial : quelles sont les tendances, les dynamiques qui caractérisent nos sociétés pour répondre aux défis (de la modernité aux sociétés post-modernes ; risques, vulnérabilité, des sociétés mobiles, etc.) ? Enfin au troisième semestre, il s’agit de mettre l’accent sur des aspects plus institutionnels et politiques en intégrant une approche à différentes échelles qui prend en compte les dimensions européennes et transfrontalières qui n’étaient pas présentes dans la maquette précédente. Par ailleurs, les étudiants seront sensibilisés au fait qu’ils seront confrontés systématiquement, mais de manière souvent implicite, à des idéologies du développement, et qu’une démarche critique leur sera nécessaire.

Dans une même perspective pluridisciplinaire, des approches croisées thématiques sont proposées en S2 et en S3. L’objectif est de montrer comment une même thématique peut être traitée selon 3 approches : celle d’un économiste ou d’un gestionnaire, celle d’un géographe, dans des cadres plutôt théoriques, enfin celle d’un professionnel dans un cadre spécifique et plutôt opérationnel. Les 4 thématiques (habitat, environnement, culture, réseaux) ont été choisies en fonction des spécialités des enseignants-chercheurs des laboratoires associés, ce qui explique l’importance des discontinuités et des approches d’économie régionale et de gestion territoriale.

Il s’agit enfin de renforcer la dimension internationale, européenne et transfrontalière. L’objectif est que les étudiants aient conscience que les dimensions internationales offrent des perspectives en termes d’emploi et en termes de réflexion. L’apprentissage de l’anglais de spécialité est renforcé : un cours de langue est prévu à chaque semestre. De nouveaux enseignements sont également proposés pour familiariser les étudiants avec la dimension européenne et transfrontalière (avec la Belgique). L'objectif est de permettre aux étudiants d'aborder les grandes problématiques de l’intégration européenne et d’identifier les enjeux à relever. L’équipe pédagogique et l’équipe administrative souhaitent vous exprimer leurs vœux de pleine réussite pour vos études et votre avenir.

Responsables : B. Reitel, Professeur de Géographie, et O. Petit, Maître de conférences en Économie

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