Contacts

Administration de la recherche :
Nathalie CABIRAN,Responsable

Sophie DE CLERCK, Chargée de gestion

Communication scientifique :
Olivier ROTA, Responsable 

Université d'Artois
Maison de la Recherche
9, rue du Temple - BP 10665
62030 ARRAS CEDEX

Publications

À PARAÎTRE :

Jérôme Lageiste, Discontinuités, Arras, APU, coll. "Géographie", 2017 [titre provisoire]

Sylvie Coupleux, Valérie Morel, "Interroger et comprendre les effets d'échelles de la vulnérabilité", EPS "Espace populations sociétés", n°2017/1.

 

PARU :

Nicolas Lebrun (dir.), Activités marchandes et pratiques de la frontière, n° 29 de Territoire en mouvement n°29, 2016

La question de la perméabilité, de la pérennité ou de la pertinence des frontières pose nécessairement celle des modalités et des formes de l’échange transfrontalier. Cet échange peut être matérialisé par des flux de personnes, de marchandises, d’informations, qui affectent fortement le fonctionnement d’un espace dit frontalier, de part et d’autre de la limite d’État. Nous nous intéressons dans ce numéro aux répercussions et aux formes spatiales des flux de personnes ou de biens, générés par le seul facteur marchand.

L’objectif du numéro est d’appréhender la diversité des situations dans lesquelles la proximité de la frontière affecte les paysages commerciaux, les pratiques marchandes licites ou illicites, les comportements d’achats individuels ou collectifs, les mobilités ou immobilités des consommateurs.

Rapporté aux logiques de localisation et de fréquentation des commerces de détail, le rôle de la frontière est plus ou moins prononcé. Ainsi, des logiques commerciales éprouvées (prenant en compte l’accessibilité) se trouvent transformées par des effets de limites, au point de provoquer des comportements marchands de prime-abord illogiques (implantations doublons de part et d’autre d’une frontière, surreprésentation de certaines formes marchandes d’un côté de la frontière, etc.). De même, rapporté aux logiques frontalières, le poids de l’échange marchand est variable au regard de la nature du différentiel frontalier, de la perméabilité de la dyade.

L’ensemble des articles permet de mieux comprendre la dimension spatiale des comportements marchands en situation de frontière. Les contributions relèvent de la géographie du commerce (Macias, 2003 ; Lebrun, 2013) et des border studies (Dorfman, 2015) pour lesquelles l’analyse du commerce en situation de frontière n’est qu’un thème parmi tant d’autres ; d’autres articles apportent les regards du sociologue, du politiste ou de l’historien pour compléter et enrichir l’analyse géographique.

 

Yann Calbérac et Anne Volvey (dir.), J'égo-géogréphie, numéro double de Géographie et cultures n° 89-90, printemps-été 2014, 286 p.

Si l’égogéographie est un mot répandu dans la communauté géographique française qui en a fait l’un des attendus de l’habilitation à diriger des recherches, le sens à lui donner reste faible et il est difficile d’en trouver une définition consensuelle. Ce flou est d’autant plus paradoxal que les standards contemporains de la science exigent désormais une réflexivité accrue de la part des scientifiques, qui doit tendre vers le principe de symétrie. Au
-delà de l’(auto)bio géographie de géographe qui vise, par le récit de vie, à composer une figure de chercheur·e en l’ancrant dans les lieux où la carrière se déploie, ou au delà de la démarche égogéographique inspirée par Jacques Lévy qui entend construire l’autorité d’un·e auteur·e grâce à un retour sur sa production scientifique, ce numéro invite à explorer les multiples rapports entre l’égo (dimension identitaire du sujet épistémique) et la géographie (ensemble de connaissances et de méthodes).

Alors, j’égo-géographie !

 

 

 

 

Nicolas Lebrun, Commerce et discontinuités, Arras, APU, coll. "Géographie", 2013, 282 p.

Le commerce naît de l’échange, l’échange naît de différentiels, notamment spatiaux. De fait, la discontinuité, formalisation spatiale de différentiels, est un espace propice aux développements de formes et de pratiques commerciales spécifiques.
L’ouvrage est structuré autour de trois grands types de discontinuités qui affectent l’activité marchande : les discontinuités géopolitiques (le rôle des frontières d’état), les discontinuités socio-culturelles (le rôle des discontinuités perçues par les individus et les groupes sociaux) et les discontinuités gestionnaires (le rôle des discontinuités administratives).
Chacune des parties de l’ouvrage s’appuie sur des cas d’études variées. Que ce soit par la découverte des pratiques différenciées selon les quartiers à Barcelone, Stockholm ou Montréal, des particularités du commerce frontalier licite ou de contrebande en Afrique de l’Ouest, en Amérique Latine ou Europe de l’Est,  ou de l’impact des évolutions de l’urbanisme commercial en France sur les localisations marchandes dans les villes petites ou moyennes, le lecteur explorera la richesse de ce rapprochement commerce / discontinuités. C’est, en effet, cette multiplicité d’enjeux, de perspectives et de situations, que les auteurs ont souhaité mettre en exergue et analyser plus en profondeur dans cet ouvrage.
Une trentaine de géographes et d’acteurs de l’urbanisme commercial, français et étrangers, ont participé à la rédaction de cet ouvrage. Il s’inscrit dans le prolongement de réflexions engagées lors du colloque éponyme qui s’est tenu à Arras en 2011 sous l’égide de la commission Commerce du Comité National Français de Géographie.

 

 

Anne Volvey, Yann Calbérac et M. Houssay-Holzschuch (dir.), Annales de Géographie : Terrains de je. (Du) sujet (au) géographique, 2012, n° 687-688, 184 p.

Ce numéro spécial « Terrain de je » reprend la question du terrain pour en faire un problème scientifique et un objet de recherche épistémologique, en se plaçant à la fois du point de vue du sujet-cherchant – et de la question de son identité – et dans une perspective spatiale. Elle rend compte des principaux débats du colloque qui s’est tenu à Arras sur ce sujet, pour ensuite discuter la question du terrain des points de vue théoriques et épistémologiques. Les apports des épistémologies féministes anglophones (dimension politique, réflexivité et positionnalité, relationnalité, corporalité) sont mis en regard d’une approche française longtemps plus strictement méthodologique mais en plein renouvellement (rapport des spatialités de l’objet et de la pratique, esthétique du terrain, réflexivité). Enfin, cette introduction présente deux propositions : celle d’utiliser le terrain comme levier pour une histoire latourienne de la géographie, où gestes, dimensions matérielles et processus d’écriture seraient centraux ; celle d’aller au-delà des épistémologies existantes pour travailler, avec la psychanalyse transitionnelle, l’idée d’un régime haptique et figuratif de connaissance spatiale autour de l’investigation des dimensions relationnelles et performatives de la pratique et de l’expérience de terrain.

 

 

 

 

 

Marc Galochet et Eric Glon (éd.), L’Environnement. Discours et pratiques interdisciplinaires, APU, coll. "Géographie", 2010, 408 p.

À l’occasion du départ à la retraite du Professeur Jean-Jacques Dubois, des collègues de toutes générations et de toutes disciplines, géographes, historiens, écologues, biologistes, phytosociologues, gestionnaires et ingénieurs forestiers, sont venus lui témoigner leur amitié et rendre hommage à cet éminent géographe qui a développé au cours de sa carrière un courant de recherche consacré à la biogéographie historique des forêts, contribuant à donner une stature scientifique singulière à l’école française de biogéographie.

Issus d’un colloque en son honneur, les textes réunis dans cet ouvrage illustrent des démarches scientifiques et des postures épistémologiques variées, reflétant la diversité des thèmes de recherche de la biogéographie française actuelle, qui accorde une grande importance à l’influence anthropique pluriséculaire sur les milieux forestiers. Cet ouvrage, destiné aux étudiants, enseignants, chercheurs ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent à l’environnement et plus particulièrement à la forêt, présente aussi des perspectives en ce début de XXIe siècle en abordant des enjeux environnementaux nouveaux comme notamment les questions de développement durable, de multifonctionnalité, de patrimonialisation ou de gestion intégrée des territoires.

 

 

 

 

Marc Galochet, Jérôme Longuépée, Valérie Morel et Olivier Petit. Préface de Marcel Jollivet (éd.), L’Environnement. Discours et pratiques interdisciplinaires, APU, coll. "Géographie", 2008, 292 p.

Depuis le dernier quart du XXe siècle la prise de conscience des modifications environnementales (changement climatique, réduction de la biodiversité, pollutions…) amorce le débat sur le statut de l’environnement au sein de nos sociétés. Désormais, les questions environnementales font partie intégrante des préoccupations des citoyens, des scientifiques et des gouvernements. Cependant, la question du contenu auquel renvoie le terme d’environnement est rarement discutée et partagée. C’est l’objectif de cet ouvrage qui aborde d’une part les aspects cognitifs et évolutifs des avancées disciplinaires dans le domaine de l’environnement, et d’autre part la nécessité de faire dialoguer les disciplines entre elles sur une thématique se situant au carrefour des relations nature-société. Cet ouvrage, destiné aussi bien aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs qu’à tous ceux qui s’intéressent à l’environnement, regroupe les communications présentées lors de deux journées d’études interdisciplinaires organisées à l’Université d’Artois en 2005 et 2006, complétées par quelques textes sollicités pour cette publication. Un regard croisé, au travers essentiellement des disciplines des Sciences Humaines et Sociales, mais aussi des Sciences de la Vie et de la Terre, permet d’explorer la façon dont les discours scientifiques se sont progressivement construits dans le champ de l’environnement et de retracer les méthodologies qui ont été successivement mobilisées dans la pratique de l’interdisciplinarité.